La surcharge mentale n’est pas un manque d’organisation
La surcharge mentale est souvent un excès de responsabilité.
- Vous pensez à tout.
- Vous anticipez pour les autres.
- Vous gérez, planifiez, compensez.
Mais plus vous prenez en charge, plus la pression augmente.
Vous avez l’impression que si vous relâchez, tout va s’effondrer.
Le mécanisme de la surcharge

Une situation crée une demande ou une responsabilité.
La pensée active :
- Il faut que je gère.
- Si je ne le fais pas, personne ne le fera correctement.
- Je dois assurer.
Le corps se tend, l’attention se disperse.
Vous ajoutez une tâche. Puis une autre.
Et la charge mentale augmente… sans jamais vraiment redescendre.
Le cerveau reste en mode anticipation constante.
Le repos devient inconfortable.
D’où vient cette difficulté à relâcher ?
Selon les situations, elle peut être liée :
- à des schémas anciens (exigence élevée, peur de l’erreur, besoin d’approbation)
- à une peur du conflit ou du rejet
- à une histoire où il fallait “assurer” tôt
- à un système nerveux devenu hypersensible à l’imprévu
Dans une lecture IFS, il y a souvent une partie très active.
Une partie qui porte, surveille, organise, compense.
Elle ne veut pas vous épuiser. Elle veut éviter un danger : la critique, l’échec, l’abandon, le chaos. Mais à force de tout tenir, elle ne sait plus s’arrêter.
Comprendre cette logique change déjà quelque chose.
On ne lutte plus contre soi. On comprend ce qui cherche à protéger.
Ce que nous travaillons
L’accompagnement combine plusieurs axes.
- TCC : identifier les pensées liées à la responsabilité excessive et expérimenter des réponses plus ajustées
- Régulation corporelle : apprendre à faire redescendre l’activation quand le corps reste en tension permanente
- Mindfulness : observer l’impulsion à “faire encore” sans y répondre automatiquement
- IFS (Systèmes internes) : reconnaître la partie qui tient tout à bout de bras, comprendre ce qu’elle protège, et lui permettre progressivement de relâcher
- Thérapie des schémas : explorer l’origine de l’hyper-responsabilité et renforcer un mode adulte plus stable
- Approches créatives, si cela vous correspond, pour mettre en forme ce qui se joue intérieurement et sortir du tout-mental
Il ne s’agit pas de devenir indifférent·e.
Il s’agit de retrouver un équilibre entre engagement et préservation.
Ce que vous pouvez attendre
Souvent, dès les premières séances, le simple fait de mettre en mots la surcharge apporte un soulagement.
Progressivement, vous pouvez :
- poser des limites plus claires
- diminuer la culpabilité liée au repos
- réduire la tension de fond
- retrouver de l’espace mental
L’objectif est de pouvoir vous engager pleinement, tout en gardant de l’espace pour vous.
